Rechercher

Un sloe gin made in Brabant wallon (Pascal Jassogne- L'avenir)


Le Waterlootois Nicolas Haegelsteen lance, avec ses associés Julien Bricart et Arnaud de Merode, Maral, un sloe gin un brin sauvage et original.


Qu’est qu’un sloe gin? Ce n’est pas du gin mais bien une liqueur à base de gin et de prunelles. En général, on récolte les prunelles après la première gelée. Elles sont alors plus sucrées. On les fait ensuite macérer dans du gin sans ajout de sucre. La macération doit durer au moins trois mois pour extraire les principes aromatiques de cette petite baie sauvage. Ensuite, le macérât est filtré et rectifié avec du sirop de sucre pour atténuer l’amertume de la prunelle et en faire une liqueur. Cette liqueur de couleur rouge est un excellent digestif, très naturel.


Le Waterlootois Nicolas Haegelsteen, désormais associé dans la start-up Zineke Spirit avec Julien Bricart et Arnaud de Merode, est, comme ses partenaires, un épicurien, passionné de bons produits et de soirées passées au coin du feu, un verre à la main. Il désespérait de trouver un sloe gin à son goût. Il a donc décidé d’en élaborer un qui lui ressemble, dans la cuisine de sa maison à Waterloo.

«Le sloe gin fait partie des traditions britanniques. On le consomme en général durant la période des fêtes de fin d’année. C’est Nicolas (Haegelsteen), mon beau-frère, qui est à l’origine de la recette de notre sloe gin, confirme Arnaud de Merode, responsable com de Zineke Spirit. Depuis des années, il fait macérer des fruits, des épices dans de l’eau-de-vie. À force de tester mille et une recettes dans toutes sortes de bocaux, il a pu en caler une qui nous plaît.»


Le trio, convaincu qu’il tient là un excellent produit, s’est donc mis en quête de prunelles. Si les prunelliers sont plutôt communs sur les talus campagnards, ils n’en restent pas moins rares. Les trois compères ont très vite compris que courir la campagne à la recherche de ce petit fruit sauvage était quasiment mission impossible. Ils se sont donc tournés vers la République Tchèque, où ce petit fruit est très répandu. «Nous avons trouvé une entreprise qui les récolte, les congèle mais le problème c’est que nous devions en acheter 20 tonnes. Nous avons donc dû trouver un autre moyen pour acheter la tonne qui suffisait à nos besoins.»

En collant à une autre commande, ils ont pu conclure l’achat de la tonne recherchée. Ne restait plus qu’à trouver le gin. C’est vers la Distillerie de Biercée qu’ils se tournent pour trouver le gin nécessaire à leur macération.


Un mal pour un bien

En octobre 2019, un premier batch (lot) est mis à macérer… pour six mois. Ils pointent donc mars 2020, pour le filtrage et l’embouteillage.


Mais tout fut retardé pour cause de confinement. Mais finalement, ce fut un mal pour un bien… «On estimait que laisser les prunelles macérer durant six mois, le temps de former une belle osmose avec le gin était intéressant. Mais le Covid a modifié nos plans. Finalement, après un an, soit un temps de repos deux fois plus long, en goûtant notre macérât, nous nous sommes aperçus que le résultat était largement supérieur à nos attentes. Les goûts sont concentrés, la puissance et l’intensité maximisées, racontent en chœur, les trois créateurs, ravis du résultat. Nous avons un produit au caractère unique et exceptionnel, 100% artisanal.» C’est d’ailleurs parce que ce sloe gin a une personnalité sauvage qu’ils ont choisi de le baptiser Maral, du nom de l’un des plus grands cervidés au monde.


Maral est disponible en deux formats. Soit la bouteille de 50 cl (36,90€) ou la flasque de 25 cl (14,90€).

Elles sont en vente chez tous les bons cavistes ainsi que sur l’e-shop www.maralgin.com.


Lien vers l'article original

0 vue0 commentaire